Charles Édouard AMIOT

Pour Charles Édouard Amiot, le mot « servir » n’avait pas le sens confortable qu’il a aujourd’hui. Cet homme était un homme de caractère, une forte tête, inaccessible à la lâcheté et à la capitulation sous toutes ses formes ou à la résignation.

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Ses parents étaient un brave couple d’ouvriers de Vieux-Thann, où Charles-Édouard naquit le 28 janvier 1882. À l’âge où les gosses ne pensent qu’au jeu, le petit Charles-Édouard connaît les servitudes du travail à l’usine à 12 ans. C’est une dure école. Grâce à sa vive intelligence (il a décroché son certificat d’études à 11 et demi), il décide qu’il ne finira pas comme ses camarades, condamnés à la grise destinée ouvrière. Il épargne sur son maigre salaire pour acheter des livres qui pourront compléter son instruction et son goût de l’aventure.

Fasciné par les récits fantastiques, les héroïques faits d’armes de la fameuse Légion Etrangère, il décide de s’engager à 16 ans et demi ! L’on peut se demander quelles furent les réactions de ce gamin de seize ans devant les réalités, hélas beaucoup moins romantiques, de la célèbre Légion. Et la vie fut sans doute très dure à Sidi-bel-Abbès sous le brûlant soleil du sud algérien. C’est là qu’il apprend les rudiments du métier militaire. Mais, au bout de 9 mois, une grave fièvre typhoïde vient mettre un terme aux efforts trop durs pour cet adolescent et Amiot est renvoyé dans ses foyers.

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Décidé à faire une carrière militaire, il s’engage au 2e Régiment d’Artillerie de marine à Cherbourg en 1900. Il y reprend sont instruction de soldat avec une farouche application. 4 mois après, le soldat de 2ème classe Amiot est désigné pour faire partie du régiment d’artillerie d’Indochine destiné à aller renforcer le corps expéditionnaire contre les Boxers. Pendant les 45 jours que dura le voyage en bateau jusqu’en Chine, la guerre prit fin et le bateau fut dirigé sur le Tonkin, également en guerre. C’est l’époque héroïque de la guerre coloniale en Extrême-Orient. Armement, équipement, approvisionnement sont rares ou insuffisants et l’on doit faire appel aux ressources du pays. Les maladies sont combattues préventivement par l’absorption régulière et massive du « chum-chum », l’alcool de riz indigène. Il faut une constitution de fer pour supporter tout cela. Aussi, après un an de séjour dans cette contrée malsaine, la fièvre, qui fait de terribles ravages, a une nouvelle fois raison du jeune Amiot qui, en mai 1902, doit être rapatrié.
De retour à Cherbourg, il reprend avec énergie son instruction et deux ans plus tard, et peut arroser son premier galon de brigadier. Cette même année, il part comme volontaire pour Madagascar, île plus grande que la France, où de nombreuses tribus malgaches sont encore insoumises.

En 1906, il retrouve le 2e R.A.C. à Cherbourg et reprend ses cahiers de cours de perfectionnement. Voici quelles sont les notes que ses supérieurs inscrivent dans son livret, au moment de son retour en France : « Très bon sous-officier, actif, intelligent et dévoué. Très bon instructeur, énergique. N’a reçu qu’une instruction primaire assez peu développée, mais doit néanmoins préparer l’entrée à l’école de Versailles et doit arriver par son intelligence et son travail. Aptitudes militaires remarquables. »
Avec la ténacité et l’obstination qui sont le propre du caractère alsacien, Amiot se met au travail. L’ex-légionnaire, l’ex-colonial redevient écolier. Mais les difficultés sont bien plus grandes que celles qu’il a rencontrées dans la brousse tonkinoise et malgache. Les domaines des sciences et des mathématiques, hélas, ne se conquièrent pas l’arme à la main …

En 1907, il entre à l’Ecole d’application militaire de l’Artillerie et du Génie de Versailles et fin 1909, il est nommé sous-lieutenant. En 1911, il s’embarque à Marseille pour le Maroc occidental en guerre. Et voici la note d’appréciation que son chef de corps place dans ses bagages : « Officier sérieux, consciencieux, énergique, vigoureux. S’est beaucoup appliqué à développer son instruction militaire et a obtenu de très bons résultats. Connaît parfaitement son service de chef de section. Très estimé de ses chefs et de ses camarades. Excellent cavalier, apte à faire campagne ».
Durant 13 mois il s’expose aux attaques incessantes, aux embuscades sournoises des tribus dissidentes, à travers la montagne, dans le soleil brûlant ou une pluie glaciale. Le 14 juin 1912, dans le vacarme d’une canonnade, la balle meurtrière surgit, rapide et brutale. Un choc violent atteint le lieutenant dans la région du bassin et le plie en deux. Opéré sur place, la balle a été extraite, sans anesthésie. Ce fut pour le blessé un miracle que d’échapper à la mort. La balle, après avoir percé l’os iliaque, était allée s’écraser contre la base de la colonne vertébrale ; un des éclats avait frappé le nerf sciatique gauche. La guérison est longue et difficile.

Le 7 juillet se réalise enfin un rêve depuis toujours caressé. Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Car ce soldat se bat avant tout pour l’honneur et la gloire.
Le jeune militaire de carrière ne perd pas non plus de vue « le tableau d’avancement ». Son attitude au combat et sa blessure font de lui une célébrité. A son chevet défilent toutes les étoiles du monde militaire colonial, dont Lyautey.

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Il arriva cependant au lieutenant Amiot pendant son séjour au Maroc, une aventure toute différente de celles qui forment le menu habituel et qui devait avoir une influence considérable sur sa carrière militaire. Au camp de Souk-el-Arba, il trouva un de ces engins volants appelés « aéroplanes » faisant escale sur le chemin de Casablanca. Peretti, le pilote, redoutait de survoler seul une contrée dont il ignorait tout et demanda un volontaire pour l’accompagner. Amiot sauta sur l’occasion, sans hésiter une seconde. Le voyage s’effectua sans accroc et ce baptême de l’air convertit du premier coup l’artilleur à l’aviation. Désormais, il sera hanté par cette « arme » nouvelle dont il prévoit déjà le rôle futur.

De retour en France le 2 août 1914, au moment même de la conflagration qui met l’Europe en flammes, Amiot, affecté au 3e Rég. D’Art. col. Il sent le moment venu de tenter sa chance. Pendant que les hordes allemandes envahissent le sol de France, le lieutenant Amiot s’initie aux techniques de l’observation aérienne en un temps record. Deux heures de vol suffisent à l’officier artilleur pour s’habituer à l’instabilité de l’appareil et pour savoir adapter la vue à vol d’oiseau aux problèmes d’artillerie. Le reste du temps est employé à se familiariser avec le matériel et les méthodes d’observation aérienne et de coordination : topographie, orientation, photographie, signalisation, etc…

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Et début septembre 1914, Amiot est affecté comme lieutenant à l’escadrille Blériot 30 et prend part à la bataille de la Marne et à celle de l’Aisne. Le 4 novembre 1914, il écrit à ses parents : « …voilà 8 jours que nous sommes ici (St Jean d’Ypres, Belgique). Quelle bataille ! C’est la ruée sauvage des Allemands pour briser notre ligne. Les gros obus tombent jour et nuit, sans arrêt. Oui, depuis 8 jours, nous sommes terriblement marmités. Ypres est en feu et sur les routes d’interminables colonnes de civils fuient vers l’arrière, sans savoir où aller. Quel triste spectacle. Mais patience, nous aurons notre revanche. Je sors tous les jours, souvent plusieurs fois par jour et je suis exténué, mais je fais du bon travail : réglage du tir de nos 105 long (hélas, pourquoi n’en avons-nous pas de plus lourds, quels magnifiques cartons nous pourrions faire !) et hier j’ai mitraillé un Taube qui passait sous notre Voisin ; il n’a pas demandé son reste et est descendu à la première bande de cartouches. Je chevauche tout ce que j’ai sous la main : Blériot, Farman, Morane Saulnier, Voisin. Il fait froid à 2200 mètres et on nous canarde copieusement, mais les chances de nous attraper son minimes. Je suis heureux de faire du bon travail … »
Et la bataille des Flandres rapporte au lieutenant Amiot sa première décoration étrangère : la médaille belge de l’Yser.

L’année 1915 passe, fertile en émotions de toutes sortes. Le 28 septembre, il est nommé capitaine et en mai 1916, il passe à son tour le brevet de pilote et reçoit huit jours plus tard, le commandement de son escadrille, la déjà célèbre F 55. Et le 10 mai, l’escadrille F 55 part pour Verdun.
Depuis le 21 février, le monde entier a les yeux fixés sur ce coin de terre française où se déroule la plus farouche et la plus sanglante bataille des temps modernes. Le bombardement préparatoire a déversé sur le front d’attaque quatre millions d’obus. Et puis c’est la ruée …
Quand Amiot arrive à Verdun, la gigantesque mêlée dure depuis deux mois et a englouti près de 400.000 hommes. La classe 1916 s’est fait massacrer et par la brèche de 7 km que les Allemands ont ouvert dans le front au prix de 30 divisions, le sang coule à flots.
Sans une minute de repos, l’escadrille F 55 survole l’effroyable charnier et se bat dans les airs avec le même héroïsme que ceux qui se trouvent de plain-pied dans la fournaise.
En novembre 1916, l’escadrille F 55 mérita la belle citation à l’ordre de l’armée que voici :
« Depuis 5 mois sur le front de Verdun et sous la direction expérimentée du capitaine Amiot, l’escadrille a rendu les plus grands services à l’artillerie lourde, grâce à l’entrain, au courage, au travail et au dévouement de son personnel. Elle a permis d’obtenir sur les batteries allemandes une supériorité marquée grâce au repérage quotidien et aux périlleuses et importantes missions de réglage de tir qui lui ont été confiées ».

Au printemps 1918, l’Allemagne lance sa dernière et formidable ruée. Près d’un million d’hommes relevés en Russie foncent sur la charnière franco-anglaise et crèvent le front anglais entre Noyon et Bapaume, après une courte préparation d’artillerie qui n’a duré qu’un peu plus d’une heure, mais au cours de laquelle les Allemands ont tiré plus de coups de canon que pendant toute la guerre de 1870 ! Le 18 avril, l’ennemi a atteint Montdidier et les armées françaises doivent faire front vers le Nord. L’heure est grave. L’objectif, c’est Paris. Le 9 juin, le général allemand von Hutier avance avec 170.000 hommes. Le soir, le front est enfoncé jusqu’à Ressons-sur-Matz. L’escadrille d’Amiot participe activement à la bataille et l’attaque allemande est définitivement enrayée. Amiot est cité à l’ordre du G.Q.G. : « Officier d’élite, d’une bravoure et d’un sang-froid remarquable, a dirigé avec une habileté incomparable le service aéronautique d’un corps d’armée pendant les récentes opérations. Grâce à ses judicieuses dispositions, à son initiative et à son zèle, a pu assurer l’action d’un groupement de plusieurs divisions dans des conditions tout à faire supérieures. »
Et le 26 juillet 1918, le capitaine Amiot est promu Officier de la Légion d’Honneur.

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Après la guerre, il effectue plusieurs missions, comme courrier du Conseil Supérieur de Guerre, à Berlin, Prague, Vienne et Varsovie.

En 1920, il demande et obtient un congé de 2 ans.
Vingt années d’une vie qui, le moins qu’on puisse dire, n’a pas manqué de mouvement, ont tout de même fini par fatiguer Charles Édouard. Il a 38 ans et estime le moment venu de songer à « se ranger ».
Voici le bilan de ses 20 ans de service : 6 campagnes, 22 batailles rangées, Chef d’escadron, Officier de la Légion d’Honneur, 10 citations, 17 décorations, et non des moindres, puisque parmi elles figurent la Croix de guerre avec 7 palmes et 3 étoiles, l’Ordre de Léopold avec palme, la Croix de guerre belge, le Military Cross et le Distingued Service Ordre, l’ordre de la Couronne de Roumanie. Que d’efforts, que de courage et que de souffrances derrière ces trophées !

Et c’est à Altkirch qu’Amiot reprend contact avec la vie civile. Le conseil d’administration des Tuileries Gilardoni Frères lui confie le poste de Directeur général de l’usine d’Altkirch, qui a repris son activité dès la fin des hostilités. La capitale du Sundgau devient son « pays », à lui qui n’en avait jamais eu. C’est ici qu’il acquerra droit de cité, prendra racine et formera souche, c’est ici qu’il trouvera l’ultime repos.

Trop d’énergie, trop de dynamisme étoffent ce diable d’homme pour que, toutefois, son caractère puisse s’accommoder d’une paisible activité de rond-de-cuir. Et, tour à tour, il fonde et dirige l’usine des Chaux et Ciments et la Société des Matériaux de construction du Rhin, préside le conseil d’administration de la Banque Populaire et de l’Usine métallurgique d’Altkirch.
Ses qualités de chef s’affirment avec la même assurance que sur le champ de bataille. Et ces mêmes qualités, doublées d’un rare esprit d’altruisme, il les témoigne également à la présidence de l’UNC, de la Croix-Rouge, de l’Union Sportive Pro-Patria, de l’hôpital Saint-Morand et du Syndicat agricole.
Par sens du devoir civique plus que par ambition (car cet homme de caractère a gardé intactes ses qualités de droiture et d’intégrité), il tâte de la vie politique ; le 5 mai 1929, il entre au conseil municipal d’Altkirch, est élu adjoint en 1934, maire en 1945. L’année suivante, la confiance de la population l’envoie siéger au Conseil de la République (sénateur de la IVe république) et au Conseil général du Haut-Rhin, dont ses collègues lui confient la présidence.

Lorsque survient la guerre en 1939, le commandant Amiot rejoint l’Air 10, groupe des armées de l’Est, où il est chargé du 3e bureau. La « drôle de guerre » se passe à fournir un gigantesque travail d’organisation que la précarité des moyens et peut-être aussi une mentalité se contenant par trop de l’à-peu-près, rendait difficile sinon illusoire. Jour par jour, le colonel Luciani accompagné de son fidèle adjoint Amiot, nommé lieutenant-colonel le 15 mars 1940, parcourt les 200 km du secteur, guidant et encourageant les uns, forçant les autres à prendre des initiatives. Travail ingrat, tâche difficile, dans cette atmosphère de dangereuse euphorie, truffée d’illusions et réfractaire à toute idée de catastrophe possible.
Mai et juin amenèrent le brutal réveil, la désillusion, la défaite. Le 13 juin, le PC de l’Air 10 à Neufchâteau est soumis à un bombardement intensif. Les vagues d’avions se succèdent, les bombes descendent dans un long ululement sur la ville atterrée. Mais dans la petite pièce qui leur sert de bureau, le commandant de l’Air 10 et son adjoint restent à leur poste, impassibles. Cependant les bombes se rapprochent, sont sur eux. Alors Amiot se lève, se fige au garde-à-vous face à son chef et prononce, la main à la visière : « Mon colonel, si nous devons mourir, je tiens à vous saluer avant de nous retrouver dans l’autre monde … »
Il ne meurt pas, mais a le tympan crevé par le souffle de l’explosion. Le soir, le PC est transféré en lieu sûr, au prix de mille difficultés. Voici l’appréciation donné par le colonel Luciani : « Colonel Amiot, splendide soldat et officier, au cœur si profondément humain parce qu’ayant tant souffert, aux sentiments d’une élévation sublime, à l’âme si belle, gardant intactes les croyances de son Alsace, vous fûtes pour moi non seulement l’adjoint, mais l’ami, plus que l’ami, le frère qui, ayant peiné sur les routes glorieuses de notre empire colonial, avait des trésors d’expérience. »

Démobilisé à Lyon, le colonel Amiot y organisa sans tarder un centre d’accueil et de ralliement pour ses compatriotes alsaciens expulsés et soucieux de leur sort. Retiré par la suite à Bourg-en-Bresse et installé à l’Hôtel de France, son appartement devint très vit la cellule initiale d’un centre de résistance qui permit au général Cochet d’organiser la diffusion de tracts anti-vichyssois ou d’appels à la résistance, et au général Delestraing de constituer des dépôts clandestins d’armes et de munitions dans toute la région. Et quand le général Delestraing fut arrêté, Amiot continua la mission.
Cette activité devint particulièrement dangereuse lorsque l’état-major du corps d’armée von Wintherfeld s’installa à l’Hôtel de France ! L’immeuble fut entouré d’un triple rang de barbelés et truffé de sentinelle. Mais cette dangereuse promiscuité fournit au colonel Amiot des occasions inespérées de recueillir, souvent au prix d’une incroyable audace, des renseignements précieux.
Pris un jour dans une rafle monstre à l’instant même où il rentrait à l’hôtel, les poches bourrées de papiers plus que compromettants, une patrouille commandée par un sous-officier l’appréhenda à l’entrée des barbelés. Le moment était critique : mais Amiot ne perdit pas son sang-froid. Avec un incroyable culot, il se dressa de toute sa haute taille devant l’Allemand, et aboya en allemand : « Qu’est-ce qui vous prend ? Vous ne savez que je suis le colonel Amiot ? Faites immédiatement dégager la chicane,  le général n’aime pas attendre … » Et le sous-officier, surpris et impressionné, se rangea au garde-à-vous sur le côté !

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La France a récompensé tant de courage, de dévouement et de patriotisme. En 1949, il devient Grand Officier de la Légion d’Honneur.
Voici le texte du décret du 28 février 1949 : « … Officier supérieur de réserve, au magnifique passé militaire. Plusieurs fois blessé et cité, Commandeur de la Légion d’Honneur le 30 septembre 1930. A pris une part essentielle à la lutte clandestine contre l’ennemi. A obtenu et transmis des renseignements de la plus haute importance en dépit des recherches et perquisitions des SS. A organisé des missions clandestines au cours desquelles il a maintenu élevé le moral de ses compatriotes alsaciens. A travaillé en liaison avec un important réseau de résistance. Signé : AURIOL. »
Cette distinction fut remise au colonel Amiot le 20 mai 1950, à Altkirch, par le général Koenig, dont une lignée d’ancêtres furent citoyens d’Altkirch, au cours d’une magnifique manifestation organisée par la municipalité.

Charles-Édouard Amiot, quel homme !

Quand ses concitoyens lui parlaient de ses états de services et des faits de guerre, il leur répondait : « J’ai eu simplement plus de chance que mes camarades … »
Lutteur, le colonel Amiot l’est resté jusqu’à la fin et se défendit avec courage contre la maladie qui l’emporta le 16 mars 1952. Ses obsèques donnèrent lieu à une grandiose manifestation d’estime et de sympathie.

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Sources :
– Une fière figure d’Alsace : Charles-Édouard Amiot, grand officier de la Légion d’honneur, de Charles Voegele – 1953
http://www.senat.fr/senateur-4eme-republique/amiot_charles0037r4.html

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